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Vaccinologie inverse pour la prévention des maladies mycobactériennes du bétail

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Résultat

Statut

Actif

Concurrence

Concours 2014 : Projets de recherche appliquée à grande échelle – La génomique pour nourrir l’avenir

Centre(s) de génomique

GE3LS

Non

Chef(s) de projet

Lancement du projet d'exercice financier

2015-2016

Description du projet

Ce projet vise la mise au point de vaccins contre deux maladies infectieuses importantes du bétail : la paratuberculose et la tuberculose bovine. Les infections sont la cause principale de maladie et de décès du bétail. Elles engendrent des pertes économiques directes pour les producteurs, de même que des pertes encore plus graves lorsqu’elles donnent lieu à des restrictions du commerce international (comme on l’a vu pour la maladie de la vache folle) et à une diminution de la confiance du public à l’égard de la qualité des aliments. Les maladies infectieuses présentent également des risques pour la santé humaine, si ces maladies sont transmises aux humains. La vaccination est le moyen le plus efficace de prévenir les maladies infectieuses chez les animaux, par exemple le bétail. Le manque de vaccins efficaces contre certaines maladies contribue à la surutilisation des antibiotiques et à la stratégie d’abattage des animaux infectés, ce qui retient de plus en plus l’attention du public.

Andrew Potter de VIDO-­InterVac, de l’Université de la Saskatchewan, et Robert Hancock de l’Université de la Colombie-­Britannique dirigent une équipe qui utilise la « vaccinologie inverse » pour prévenir les maladies infectieuses du bétail. Cette approche recourt à la technologie génomique pour présélectionner simultanément de grands nombres de protéines bactériennes et identifier celles dont les propriétés sont susceptibles de stimuler une réponse immunitaire protectrice dans le bétail. Ces protéines deviennent ensuite la base de la mise au point de nouveaux vaccins et de l’élaboration de nouvelles stratégies d’immunisation. L’équipe se concentrera sur deux maladies courantes du bétail, soit la tuberculose bovine, une maladie débilitante qui peut être transmise aux humains et à d’autres animaux domestiques et sauvages, et la paratuberculose, une maladie gastro­intestinale. Elle développera et commercialisera des vaccins pour ces maladies coûteuses dans les deux ans qui suivront la fin du projet. L’équipe élaborera également des tests diagnostiques connexes pour différencier les animaux vaccinés des animaux infectés.

Les travaux de l’équipe mèneront un jour à une meilleure productivité et rentabilité pour les éleveurs de bétail et accroîtront la confiance du public en réduisant le recours à l’abattage ou aux antibiotiques pour lutter contre les infections. La réputation d’important producteur agroalimentaire du Canada s’en trouvera également améliorée. Les répercussions financières des vaccins sont évaluées à quelque 100 millions de dollars annuellement et les ventes internationales, à 400 millions de dollars de plus.

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