Prix Impacts de la génomique

En vue de souligner le 25e anniversaire de l’Entreprise canadienne de la génomique, Génome Canada a lancé un nouveau programme intitulé Prix Impacts de la génomique en 2025; ces prix permettront de célébrer l’excellence et les impacts des travaux en génomique au Canada.

Le milieu canadien de la génomique : une communauté bâtie pour relever de grands défis

Prix Excellence pour l’ensemble des réalisations

Dr Ford Doolittle,
professeur émérite, département de biochimie et de biologie moléculaire, Université Dalhousie

Prix Impact social

Dre Kim TallBear,
professeure, faculté d’études autochtones, Université d’Alberta

Prix Collaboration de l’industrie

Dr Filippo Miglior,
conseiller principal, Initiatives stratégiques en génétique, Lactanet, et professeur associé, Université de Guelph

Prix Début de carrière exceptionnel

Dre Adi Steif,
scientifique, Canada’s Michael Smith Genome Sciences Centre, BC Cancer Research Institute, professeure adjointe, département de génétique médicale, The University of British Columbia

Grandes célébrations axées sur les impacts de la génomique après 25 ans de travaux dans ce domaine

La première remise des Prix Impacts de la génomique s’est déroulée dans le cadre de la réception tenue le 5 février 2025 lors du Sommet canadien de la génomique; l’événement a été animé par André Picard, célèbre chroniqueur spécialisé en santé au journal The Globe and Mail, et commandité par Illumina.

Prix Excellence pour l’ensemble des réalisations

Dr Ford Doolittle,
professeur émérite, département de biochimie et de biologie moléculaire, Université Dalhousie

Ford Doolittle a un appétit insatiable pour les interactions avec les idées. Depuis plus d’un demi-siècle, le biologiste moléculaire est à la recherche de réponses à quelques-unes des plus grandes questions sur l’évolution. C’est un visionnaire, dont les recherches sur le transfert latéral de gènes, l’évolution du génome et le concept d’« ADN égoïste » ont redéfini notre compréhension du processus évolutif.

À ses débuts comme étudiant diplômé de Stanford au milieu des années 1960, les gènes étaient très méconnus. Ses recherches révolutionnaires ont contribué à clarifier le comment et le pourquoi des éléments constitutifs de la vie, en offrant des explications profondes sur la façon dont le matériel génétique façonne la diversité de la vie. Tout au long de son illustre carrière, M. Doolittle n’a cessé de repousser les limites de la science et de remettre en question les théories de longue date. Par exemple, il a déclenché un débat en publiant un article controversé en 1999, qui suggérait que l’arbre de l’évolution de Darwin était un modèle inadéquat pour comprendre les deux tiers de la vie sur terre.. Sa théorie de rechange, selon laquelle l’échange de gènes serait fréquent chez les formes de vie microscopiques comme les bactéries, est désormais considérée comme l’un des grands moteurs de l’évolution du génome microbien.

Pendant plus de trois décennies, M. Doolittle a également inspiré la prochaine génération de scientifiques en tant que professeur au département de biochimie et de biologie moléculaire de la Dalhousie University. Bien qu’il se soit retiré de l’enseignement à temps plein en 2008, il demeure motivé par une soif d’apprendre et d’explorer des idées à propos de la philosophie de la biologie, en particulier la fonction et la sélection naturelle. En 2024, il a terminé son premier livre en tant qu’auteur indépendant, Darwinizing Gaia.

M. Doolittle a été mis en nomination pour un Prix d’impact en génomique par Genome Atlantic, pour souligner sa contribution remarquable à la recherche en génomique au cours des 60 dernières années.

« Ce qui me motive, c’est cette impression d’avoir la responsabilité de comprendre le parcours qui nous a amenés jusqu’ici et de découvrir l’essence même de ce qui nous définit. »

Dr. Ford Doolittle

Prix Impact social

Dre Kim TallBear,
professeure, faculté d’études autochtones, Université d’Alberta

Kim TallBear a passé une bonne partie de ses études universitaires à amplifier les voix autochtones en sciences. Spécialiste des sciences sociales s’intéressant à la politique des sciences et de la technologie, c’est une défenseure inébranlable de la décolonisation des sciences. Elle encourage la mobilisation éthique de l’autogouvernance de la génomique et des Autochtones.

Mme TallBear travaille sans relâche pour favoriser l’inclusion et réduire les biais dans la recherche générale en sciences et technologie. Son objectif est de veiller à ce que les membres des communautés marginalisées, comme les Autochtones, les femmes, les personnes non blanches et les personnes queers, aient un sentiment d’appartenance et l’impression de pouvoir apporter des contributions précieuses dans ces domaines.

En collaborant avec des experts et des établissements non autochtones, elle s’est efforcée d’acquérir de nouvelles connaissances au sujet de l’autogouvernance scientifique et du bien-être des Autochtones et d’amplifier les voix et les travaux d’experts autochtones. Par exemple, Mme TallBear a contribué à combler les lacunes en enseignement des STIM en encourageant la participation de plus de 450 étudiantes et étudiants autochtones du monde entier dans le cadre du programme de stage d’été en génomique pour les peuples autochtones.

Initialement, Mme TallBear se destinait à une carrière de planificatrice environnementaliste et avait choisi ce domaine d’études, mais elle s’est aperçue que son créneau de prédilection était la culture et la politique des sciences et de la technologie. En 2005, elle a repris ses études supérieures, pour décrocher un doctorat en histoire de la conscience à l’University of California à Santa Cruz. Aujourd’hui, elle est professeure à la faculté des études autochtones à l’University of Alberta et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les peuples, la technoscience et la société autochtones.

Elle a été mise en nomination par Genome Alberta pour un Prix d’impact en génomique pour ses contributions sociales, culturelles et universitaires exceptionnelles dans le domaine.

« Mon objectif est de diversifier les sciences et d’apprendre aux Autochtones à prendre les rênes de nos propres sciences. Je viens d’une communauté autochtone, et j’ai toujours su que les sciences et la technologie font partie de la gouvernance autochtone. »

Dre Kim TallBear

Prix Collaboration de l’industrie

Dr Filippo Miglior,
conseiller principal, Initiatives stratégiques en génétique, Lactanet, et professeur associé, Université de Guelph

Filippo Miglior a un esprit d’équipe exceptionnel. Généticien passionné spécialisé en bovins laitiers, M. Miglior considère que la collaboration est le meilleur aspect de son travail — et le secret de sa réussite. M. Miglior a passé plus de trois décennies à diriger des projets collaboratifs d’envergure avec le milieu universitaire, le gouvernement et l’industrie, ce qui a positionné le Canada comme un chef de file mondial en génétique des bovins laitiers.

Son processus de réflexion innovant et son approche stratégique ont révolutionné l’élevage laitier, en réduisant l’écart entre la recherche en génomique et les applications pratiques. Plus précisément, il a collaboré avec des partenaires d’un bout à l’autre du Canada, ainsi qu’en Australie, en Suisse, au Danemark, en Irlande, en Italie, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, pour lancer des solutions de génomique qui ont amélioré la façon dont les vaches laitières digèrent leur nourriture, tout en maximisant la production de lait et le bien-être. Ces innovations accélèrent la durabilité et réduisent les impacts environnementaux de l’industrie laitière grâce à une importante réduction des émissions de méthane.

M. Miglior a grandi à Milan, en Italie, et malgré son inexpérience en agriculture, il a développé une passion pour la génétique des bovins dans le cadre de ses travaux sur le terrain pendant ses études supérieures dans les Alpes italiennes. Cet intérêt l’a incité à poursuivre un doctorat à la Guelph University, où il inspire aujourd’hui la prochaine génération en tant que professeur associé au département des sciences biologiques animales. Pendant plus d’une décennie, M. Miglior a également travaillé comme chercheur au sein du gouvernement fédéral et a dirigé l’innovation et les programmes dans le secteur à titre de conseiller scientifique en chef à Ontario Genomics, avant d’assumer son rôle de direction actuel à Lactanet, un organisme sans but lucratif dirigé par les producteurs laitiers du Canada.

Filippo Miglior a été mis en nomination par Genome Alberta et Ontario Genomics pour le Prix d’impact en génomique, en reconnaissance de ses recherches innovantes et collaboratives.

« Je suis passionné par la recherche appliquée et, grâce à la collaboration, le Canada s’est taillé une réputation de chef de file en génétique des bovins laitiers. Cette notoriété a été rendue possible par le travail acharné d’équipes très performantes que j’ai eu le privilège de diriger tout au long de ma carrière. L’ampleur de la participation de l’industrie et les bienfaits tangibles pour le secteur ont été extrêmement gratifiants. »

Dr. Filippo Miglior

Prix Début de carrière exceptionnel

Dre Adi Steif,
scientifique, Canada’s Michael Smith Genome Sciences Centre, BC Cancer Research Institute, professeure adjointe, département de génétique médicale, The University of British Columbia

Parfois, il est évident qu’une personne a un avenir prometteur. Adi Steif est sans contredit une de ces personnes. Depuis le début relativement récent de sa carrière de génématicienne, les recherches de Mme Steif ont déjà donné lieu à des connaissances de renommée mondiale sur la façon dont les tumeurs peuvent évoluer et développer une résistance au traitement en raison de leur diversité génétique.

Mme Steif a obtenu son doctorat à l’University of British Columbia (UBC) en 2018, où elle s’est taillé une réputation de chercheuse en oncologie prometteuse et a contribué au développement de méthodes qui permettent aux scientifiques de cerner les différences génétiques entre les cellules cancéreuses individuelles. Dans le cadre de sa formation postdoctorale, Mme Steif a reçu une bourse Schmidt Science Fellows et une bourse Junior Research Fellowship au Trinity College de l’University of Cambridge, où elle a cherché à comprendre comment les gènes associés à la vulnérabilité au cancer du sein héréditaire affectent les tissus normaux.

En 2021, Mme Steif est retournée à l’UBC pour démarrer son propre laboratoire au Genome Sciences Centre, où son équipe interdisciplinaire développe et applique des méthodes computationnelles pour créer de nouvelles perspectives du développement et de la progression du cancer au niveau unicellulaire. En collaboration avec des biologistes, ingénieurs et cliniciens moléculaires, son équipe cherche à comprendre les mécanismes moléculaires qui rendent certaines tumeurs plus agressives que d’autres.

Les méthodes computationnelles que développe son équipe répondent au besoin critique de trouver des tendances dans les énormes ensembles de données produits en génomique de nos jours. Au bout du compte, ces connaissances amélioreront la vie des patients atteints d’un cancer en menant à de meilleurs traitements.

Mme Steif a été mise en nomination par Genome British Columbia pour un Prix d’impact en génomique.

« En tant que stagiaire, j’étais motivée par une soif de découverte. Une carrière en sciences était donc un choix naturel. En me concentrant sur le cancer, je peux contribuer à améliorer notre compréhension de cette maladie dévastatrice et donner l’espoir de meilleurs résultats aux patients et à leur famille. »

Dre Adi Steif,

Prix Excellence pour l’ensemble des réalisations

Dr Ford Doolittle,
professeur émérite, département de biochimie et de biologie moléculaire, Université Dalhousie

Ford Doolittle a un appétit insatiable pour les interactions avec les idées. Depuis plus d’un demi-siècle, le biologiste moléculaire est à la recherche de réponses à quelques-unes des plus grandes questions sur l’évolution. C’est un visionnaire, dont les recherches sur le transfert latéral de gènes, l’évolution du génome et le concept d’« ADN égoïste » ont redéfini notre compréhension du processus évolutif.

À ses débuts comme étudiant diplômé de Stanford au milieu des années 1960, les gènes étaient très méconnus. Ses recherches révolutionnaires ont contribué à clarifier le comment et le pourquoi des éléments constitutifs de la vie, en offrant des explications profondes sur la façon dont le matériel génétique façonne la diversité de la vie. Tout au long de son illustre carrière, M. Doolittle n’a cessé de repousser les limites de la science et de remettre en question les théories de longue date. Par exemple, il a déclenché un débat en publiant un article controversé en 1999, qui suggérait que l’arbre de l’évolution de Darwin était un modèle inadéquat pour comprendre les deux tiers de la vie sur terre.. Sa théorie de rechange, selon laquelle l’échange de gènes serait fréquent chez les formes de vie microscopiques comme les bactéries, est désormais considérée comme l’un des grands moteurs de l’évolution du génome microbien.

Pendant plus de trois décennies, M. Doolittle a également inspiré la prochaine génération de scientifiques en tant que professeur au département de biochimie et de biologie moléculaire de la Dalhousie University. Bien qu’il se soit retiré de l’enseignement à temps plein en 2008, il demeure motivé par une soif d’apprendre et d’explorer des idées à propos de la philosophie de la biologie, en particulier la fonction et la sélection naturelle. En 2024, il a terminé son premier livre en tant qu’auteur indépendant, Darwinizing Gaia.

M. Doolittle a été mis en nomination pour un Prix d’impact en génomique par Genome Atlantic, pour souligner sa contribution remarquable à la recherche en génomique au cours des 60 dernières années.

« Ce qui me motive, c’est cette impression d’avoir la responsabilité de comprendre le parcours qui nous a amenés jusqu’ici et de découvrir l’essence même de ce qui nous définit. »

Dr. Ford Doolittle

Prix Impact social

Dre Kim TallBear,
professeure, faculté d’études autochtones, Université d’Alberta

Kim TallBear a passé une bonne partie de ses études universitaires à amplifier les voix autochtones en sciences. Spécialiste des sciences sociales s’intéressant à la politique des sciences et de la technologie, c’est une défenseure inébranlable de la décolonisation des sciences. Elle encourage la mobilisation éthique de l’autogouvernance de la génomique et des Autochtones.

Mme TallBear travaille sans relâche pour favoriser l’inclusion et réduire les biais dans la recherche générale en sciences et technologie. Son objectif est de veiller à ce que les membres des communautés marginalisées, comme les Autochtones, les femmes, les personnes non blanches et les personnes queers, aient un sentiment d’appartenance et l’impression de pouvoir apporter des contributions précieuses dans ces domaines.

En collaborant avec des experts et des établissements non autochtones, elle s’est efforcée d’acquérir de nouvelles connaissances au sujet de l’autogouvernance scientifique et du bien-être des Autochtones et d’amplifier les voix et les travaux d’experts autochtones. Par exemple, Mme TallBear a contribué à combler les lacunes en enseignement des STIM en encourageant la participation de plus de 450 étudiantes et étudiants autochtones du monde entier dans le cadre du programme de stage d’été en génomique pour les peuples autochtones.

Initialement, Mme TallBear se destinait à une carrière de planificatrice environnementaliste et avait choisi ce domaine d’études, mais elle s’est aperçue que son créneau de prédilection était la culture et la politique des sciences et de la technologie. En 2005, elle a repris ses études supérieures, pour décrocher un doctorat en histoire de la conscience à l’University of California à Santa Cruz. Aujourd’hui, elle est professeure à la faculté des études autochtones à l’University of Alberta et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les peuples, la technoscience et la société autochtones.

Elle a été mise en nomination par Genome Alberta pour un Prix d’impact en génomique pour ses contributions sociales, culturelles et universitaires exceptionnelles dans le domaine.

« Mon objectif est de diversifier les sciences et d’apprendre aux Autochtones à prendre les rênes de nos propres sciences. Je viens d’une communauté autochtone, et j’ai toujours su que les sciences et la technologie font partie de la gouvernance autochtone. »

Dre Kim TallBear

Prix Collaboration de l’industrie

Dr Filippo Miglior,
conseiller principal, Initiatives stratégiques en génétique, Lactanet, et professeur associé, Université de Guelph

Filippo Miglior a un esprit d’équipe exceptionnel. Généticien passionné spécialisé en bovins laitiers, M. Miglior considère que la collaboration est le meilleur aspect de son travail — et le secret de sa réussite. M. Miglior a passé plus de trois décennies à diriger des projets collaboratifs d’envergure avec le milieu universitaire, le gouvernement et l’industrie, ce qui a positionné le Canada comme un chef de file mondial en génétique des bovins laitiers.

Son processus de réflexion innovant et son approche stratégique ont révolutionné l’élevage laitier, en réduisant l’écart entre la recherche en génomique et les applications pratiques. Plus précisément, il a collaboré avec des partenaires d’un bout à l’autre du Canada, ainsi qu’en Australie, en Suisse, au Danemark, en Irlande, en Italie, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, pour lancer des solutions de génomique qui ont amélioré la façon dont les vaches laitières digèrent leur nourriture, tout en maximisant la production de lait et le bien-être. Ces innovations accélèrent la durabilité et réduisent les impacts environnementaux de l’industrie laitière grâce à une importante réduction des émissions de méthane.

M. Miglior a grandi à Milan, en Italie, et malgré son inexpérience en agriculture, il a développé une passion pour la génétique des bovins dans le cadre de ses travaux sur le terrain pendant ses études supérieures dans les Alpes italiennes. Cet intérêt l’a incité à poursuivre un doctorat à la Guelph University, où il inspire aujourd’hui la prochaine génération en tant que professeur associé au département des sciences biologiques animales. Pendant plus d’une décennie, M. Miglior a également travaillé comme chercheur au sein du gouvernement fédéral et a dirigé l’innovation et les programmes dans le secteur à titre de conseiller scientifique en chef à Ontario Genomics, avant d’assumer son rôle de direction actuel à Lactanet, un organisme sans but lucratif dirigé par les producteurs laitiers du Canada.

Filippo Miglior a été mis en nomination par Genome Alberta et Ontario Genomics pour le Prix d’impact en génomique, en reconnaissance de ses recherches innovantes et collaboratives.

« Je suis passionné par la recherche appliquée et, grâce à la collaboration, le Canada s’est taillé une réputation de chef de file en génétique des bovins laitiers. Cette notoriété a été rendue possible par le travail acharné d’équipes très performantes que j’ai eu le privilège de diriger tout au long de ma carrière. L’ampleur de la participation de l’industrie et les bienfaits tangibles pour le secteur ont été extrêmement gratifiants. »

Dr. Filippo Miglior

Prix Début de carrière exceptionnel

Dre Adi Steif,
scientifique, Canada’s Michael Smith Genome Sciences Centre, BC Cancer Research Institute, professeure adjointe, département de génétique médicale, The University of British Columbia

Parfois, il est évident qu’une personne a un avenir prometteur. Adi Steif est sans contredit une de ces personnes. Depuis le début relativement récent de sa carrière de génématicienne, les recherches de Mme Steif ont déjà donné lieu à des connaissances de renommée mondiale sur la façon dont les tumeurs peuvent évoluer et développer une résistance au traitement en raison de leur diversité génétique.

Mme Steif a obtenu son doctorat à l’University of British Columbia (UBC) en 2018, où elle s’est taillé une réputation de chercheuse en oncologie prometteuse et a contribué au développement de méthodes qui permettent aux scientifiques de cerner les différences génétiques entre les cellules cancéreuses individuelles. Dans le cadre de sa formation postdoctorale, Mme Steif a reçu une bourse Schmidt Science Fellows et une bourse Junior Research Fellowship au Trinity College de l’University of Cambridge, où elle a cherché à comprendre comment les gènes associés à la vulnérabilité au cancer du sein héréditaire affectent les tissus normaux.

En 2021, Mme Steif est retournée à l’UBC pour démarrer son propre laboratoire au Genome Sciences Centre, où son équipe interdisciplinaire développe et applique des méthodes computationnelles pour créer de nouvelles perspectives du développement et de la progression du cancer au niveau unicellulaire. En collaboration avec des biologistes, ingénieurs et cliniciens moléculaires, son équipe cherche à comprendre les mécanismes moléculaires qui rendent certaines tumeurs plus agressives que d’autres.

Les méthodes computationnelles que développe son équipe répondent au besoin critique de trouver des tendances dans les énormes ensembles de données produits en génomique de nos jours. Au bout du compte, ces connaissances amélioreront la vie des patients atteints d’un cancer en menant à de meilleurs traitements.

Mme Steif a été mise en nomination par Genome British Columbia pour un Prix d’impact en génomique.

« En tant que stagiaire, j’étais motivée par une soif de découverte. Une carrière en sciences était donc un choix naturel. En me concentrant sur le cancer, je peux contribuer à améliorer notre compréhension de cette maladie dévastatrice et donner l’espoir de meilleurs résultats aux patients et à leur famille. »

Dre Adi Steif,