Home / Approche « Une seule santé » à la surveillance de la résistance aux antimicrobiens et des menaces sanitaires émergentes et liées au climat à l’aide d’outils d’ADNe et d’ARNe
Approche « Une seule santé » à la surveillance de la résistance aux antimicrobiens et des menaces sanitaires émergentes et liées au climat à l’aide d’outils d’ADNe et d’ARNe
Résultat
Statut
Concurrence
Centre(s) de génomique
Chef(s) de projet
- Lawrence Goodridge et Melissa Perreault (University of Guelph),
Lancement du projet d'exercice financier
Description du projet
L’ADN et ARN environnemental (ADNe) est le matériel génétique que les organismes laissent derrière eux dans leur environnement, notamment dans l’eau, le sol et l’air.
Les infections liées à la résistance aux antimicrobiens (RAM) – lorsque des bactéries, des virus, des champignons et des parasites deviennent résistants aux médicaments conçus pour les éliminer – posent d’importants défis sanitaires et économiques au Canada et dans le monde.
Ce projet s’attaque à la RAM en mettant au point un système de surveillance novateur et rentable qui utilise la surveillance des eaux usées et des échantillons provenant du bétail, lesquels peuvent être analysés afin de détecter les gènes associés à la RAM.
En utilisant l’ADNe pour détecter les gènes de la RAM dans les échantillons, ce projet permettra de mieux comprendre les schémas de résistance au sein des communautés. L’objectif est d’établir des corrélations entre les données environnementales et cliniques sur la RAM, afin de créer une approche globale de la surveillance et de la gestion de la RAM au Canada.
Ce projet permettra de mettre au point un « laboratoire miniature » portable pour détecter rapidement et sur place l’ADNe (gènes de la RAM) dans les eaux usées. Cet outil sera particulièrement utile dans les régions éloignées et mal desservies, car il préserve l’intégrité des échantillons et fournit des résultats plus rapides que les méthodes traditionnelles, qui nécessitent souvent l’envoi des échantillons à des laboratoires centralisés. Le projet permettra aussi d’élaborer un cadre de gouvernance éthique et inclusif afin de garantir que la collecte et l’analyse des données d’ADNe dans les communautés autochtones respectent leurs droits et soient menées dans le respect de leur culture.
Le projet permettra :
- D’optimiser et de valider de nouveaux outils basés sur l’ADNe afin d’améliorer la surveillance de la RAM à l’échelle locale et nationale. Les responsables de la santé publique, notamment les bureaux de santé publique de l’Ontario (BSP) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), auront accès à des données en temps quasi réel sur les tendances en matière de RAM. Cela leur permettra de détecter les foyers de RAM, de mettre en œuvre des interventions ciblées et d’adapter les politiques d’utilisation des antimicrobiens, conformément au cadre de gouvernance visant à garantir le respect des droits des Autochtones.
- Grâce à des données factuelles, de contribuer à élargir l’utilisation des technologies de l’ADNe comme outils de surveillance, d’optimiser l’utilisation des antibiotiques, de réduire les échecs thérapeutiques et de freiner la propagation de la RAM, améliorant ainsi les résultats en matière de santé et réduisant les coûts des soins de santé dans tout le Canada.
- D’offrir des possibilités de collaboration afin de favoriser un échange continu de connaissances entre les systèmes de surveillance clinique et environnementale. Cette approche globale améliorera considérablement la capacité du Canada à répondre à la RAM et à orienter les efforts de santé publique pour lutter contre cette crise sanitaire mondiale croissante.

Melissa Perreault and Lawrence Goodridge
