Approche « Une seule santé » à la surveillance des menaces sanitaires émergentes et liées au changement climatique dans les communautés des Premières Nations du Sud, du Nord, éloignées et isolées

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Résultat

Statut

Active

Concurrence

L’ADN environnemental (ADNe)

Centre(s) de génomique

Chef(s) de projet

Lancement du projet d'exercice financier

2025-2026

Description du projet

L’ADN et ARN environnemental (ADNe) est le matériel génétique que les organismes laissent derrière eux dans leur environnement, notamment dans l’eau, le sol et l’air.

La hausse des températures augmente les risques sanitaires liés aux vecteurs de maladies, tels que les tiques et les moustiques. Pour les communautés autochtones, ces risques sont aggravés par d’importantes disparités en matière de santé, l’isolement géographique et la méfiance à l’égard des systèmes de santé, qui trouve ses racines dans les pratiques coloniales. De plus, les tests médicaux traditionnels s’avèrent souvent intrusifs, coûteux et peu pratiques pour les Premières Nations vivant dans des régions éloignées. 

Ce projet contribuera à renforcer la résilience et l’équité en matière de santé de deux communautés des Premières Nations en Ontario grâce à l’élaboration et à la mise en œuvre de nouveaux outils d’analyse de l’ADNe/ARNe pour la surveillance des eaux usées et de l’environnement. 

Ces outils innovants permettront la collecte, l’analyse et l’interprétation systématiques des eaux usées communautaires afin de surveiller les maladies zoonotiques et vectorielles, qui sont de plus en plus répandues en raison du changement climatique. Afin de garantir que ce projet réponde aux besoins et aux cultures des communautés, il adopte un modèle d’élaboration concertée avec des partenaires autochtones, en donnant la priorité aux droits, aux intérêts et aux attentes des communautés.  

Ce projet permettra :

  • D’intégrer les données relatives à l’environnement, à la faune et à la santé publique dans une approche « Une seule santé », garantissant ainsi une surveillance cohérente de la santé humaine, animale et environnementale. 
  • De veiller à ce que l’utilisation des outils de surveillance des eaux usées et de l’environnement soit conforme aux valeurs autochtones, en évitant le colonialisme des données. Pour y parvenir, le projet adoptera un modèle d’élaboration concertée avec les partenaires autochtones, en donnant la priorité aux droits, aux intérêts et aux attentes des communautés. 
  • En collaboration avec les intervenants et les partenaires communautaires, notamment Environnement et Changement climatique Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, le Feather Board Command Centre et le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroalimentaire de l’Ontario, le projet élaborera des cadres adaptés sur le plan culturel et fondés sur les principes des Premières Nations en matière de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP). Ces cadres guideront l’utilisation éthique et durable des outils d’ADNe et d’ARNe, garantissant que les données générées profitent directement aux communautés tout en respectant la souveraineté autochtone. 
  • Favoriser l’élaboration de méthodes d’analyse de l’ADNe et de l’ARNe sensibles, précises et rapides afin d’améliorer la détection des maladies aviaires, vectorielles et zoonotiques, permettant ainsi une réponse rapide en matière de santé publique. 
  • En soutenant la souveraineté des données des Autochtones et les principes de PCAP, donner aux communautés les moyens de gérer de manière indépendante leurs données de santé, ce qui renforce les capacités locales en matière de surveillance et de réponse aux maladies tout en favorisant le leadership autochtone en matière de résilience sanitaire.

   

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